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Il fera bientôt cinq mois depuis qu’un albinos, membre de l’Organisation pour le Bien-Être des Albinos du Congo (OBEAC en sigle), a été arrêté par la justice militaire dans un dossier jugé vide et incohérent, faute de moyens de droit probants.

Tout serait parti d’une dispute l’opposant à sa femme, issue de la communauté Lendu, avec qui il a deux enfants dans le territoire de Djugu. Cette dernière avait pour ancien mari un milicien d’un groupe armé actif dans le territoire de Djugu, avant son union avec ce monsieur atteint d’albinisme.

À la demande de ce milicien de reprendre la vie commune avec son ex-épouse, un complot aurait été monté contre l’albinos, l’accusant d’avoir violé sa propre fille de cinq ans, dans le seul objectif de l’écarter de la scène et de briser son foyer.

Amené au tribunal militaire de garnison depuis le mois de mai dernier, cet albinos, qui n’a aucun membre de famille en Ituri étant originaire du Maniema, a été transféré à la prison trois mois plus tard. Il vit depuis un véritable enfer, soumis aux mauvaises conditions carcérales, dans une détention jugée arbitraire.

C’est dans ces termes que l’Organisation pour le Bien-Être des Albinos du Congo en Ituri tire la sonnette d’alarme et monte au créneau pour dénoncer cette détention arbitraire et irrégulière, tout en réclamant la libération pure et simple de cette personne vulnérable, au regard des conditions carcérales difficiles à supporter.

Il est important de rappeler que, depuis son arrestation, aucune mesure n’a été prise pour la fixation de son dossier afin d’établir sa culpabilité ou non. De plus, la femme qui se réclamerait mère de la fille prétendument violée a disparu dans la nature avec son ex-époux milicien, avec qui le plan aurait été monté.

La Rédaction

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