Le bureau de la Fédération des personnes vivant avec handicap de l’Ituri a servi de cadre à la tenue de la première réunion du comité provincial de l’Organisation pour le bien-être des Albinos au Congo (OBEAC), dirigée par Patrick Ndibu Van, en sa qualité de coordonnateur provincial de cette structure. Il s’agissait de faire l’évaluation de l’année 2025 et de poser les bases des perspectives d’avenir, en mettant particulièrement au centre la question liée au grand risque de cancer auquel sont exposés les Albinos de l’Ituri.
En effet, tout est parti de l’évaluation de l’année 2025 réalisée par le coordonnateur provincial, en collaboration avec son adjoint, lesquels ont indiqué que plusieurs réalisations ont été enregistrées, notamment la participation de quelques membres à différentes formations avec l’INPP et l’ASBL Le Rebâtisseur, sans oublier l’intégration de quatre membres de l’organisation dans la fonction publique.
Cependant, dans un contexte marqué par le changement climatique et ses multiples conséquences sur la vie des personnes atteintes d’albinisme dans la province de l’Ituri, le coordonnateur provincial a exprimé ses inquiétudes face au constat alarmant selon lequel un grand nombre d’Albinos présente aujourd’hui un risque très élevé de développer un cancer de la peau, faute d’accès aux crèmes solaires, ce qui les expose d’ores et déjà à cette maladie dangereuse.
Si les autorités provinciales et les différents partenaires n’ont pas encore été officiellement saisis au sujet de ce risque imminent, les intentions demeurent positives, car le coordonnateur provincial prévoit, dans les jours à venir, de mener des actions de plaidoyer afin d’obtenir une assistance pour la majorité des personnes atteintes d’albinisme en Ituri, afin de leur permettre d’échapper à ce risque de cancer de la peau.
Patrick Ndibu indique par ailleurs que, selon les conseils des professionnels de santé, seule l’utilisation de crèmes solaires adaptées et efficaces peut aider les PVA à se protéger convenablement pendant cette période marquée par un changement climatique jamais connu dans l’histoire.
Il est important de rappeler que ces crèmes solaires — à l’instar de Karis, Ombra et UV 90 — coûtent très cher dans les supermarchés et ne sont pas accessibles à toutes les familles ayant un enfant albinos, faute de moyens financiers. D’où la nécessité d’une intervention des autorités compétentes, auxquelles la Constitution et la loi de 2022 font obligation d’assister cette catégorie de la population congolaise.
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