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Depuis la nomination du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa, un vent de scepticisme souffle sur Kinshasa. Les habitants de la capitale congolaise, déjà accablés par un quotidien difficile, s’interrogent sur la réelle capacité de l’exécutif à répondre aux besoins les plus urgents de la population.

Chaque jour, les Kinois se heurtent à la même réalité : des embouteillages interminables, des routes en piteux état et une circulation désorganisée.

« Tous les jours, nous sommes confrontés à des embouteillages. Les autorités ne savent pas comment remédier à cela. Elles tâtonnent depuis leur nomination », déplore un habitant du district de la Tshangu.

Les axes routiers majeurs sont régulièrement saturés, et aucune mesure concrète ne semble prise pour fluidifier le trafic ou réhabiliter les infrastructures délabrées.

L’autre grand malaise vient du secteur des transports en commun. Les chauffeurs de bus et de taxis fixent leurs propres tarifs, souvent au détriment des usagers, sans qu’aucune régulation ne soit visible. Pour beaucoup, le ministre congolais des Transports semble absent du terrain.

« Notre ministre des Transports ne joue pas son rôle. Les chauffeurs fixent leurs tarifs, et le ministre ne dit rien, ne prend aucune disposition. Apparemment, il est toujours attaché à son ancien ministère de la Défense ? », s’interroge, non sans ironie, un autre Kinois visiblement exaspéré.

Ce laisser-aller alimente une inquiétude plus profonde : celle de vivre dans un pays où les règles ne s’appliquent plus.

« Le Congo est-il encore un État ou une jungle où chacun fait ce qu’il veut ? », se demandent de plus en plus de citoyens. Ce sentiment d’abandon de la part de ceux qui gouvernent soulève des doutes sur la capacité du gouvernement Suminwa à imposer une gouvernance responsable et orientée vers les préoccupations réelles du peuple.

Pour de nombreux Congolais, la patience a des limites. Le gouvernement Suminwa, premier dirigé par une femme dans l’histoire du pays, suscitait pourtant un espoir de changement. Aujourd’hui, cet espoir semble s’effriter face à la persistance des maux quotidiens et au manque apparent de réponses efficaces. Les citoyens attendent des actes concrets, pas des promesses. Car face aux difficultés croissantes, l’indifférence ou l’improvisation des autorités n’est plus tolérable.

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