Le retour du président Félix Tshisekedi à Kinshasa a failli tourner à l’incident. Dans la nuit du 10 au 11 septembre, une coupure générale d’électricité a plongé l’aéroport international de N’Djili dans le noir, retardant de 11 minutes l’atterrissage du vol présidentiel DRC001.
Ce black-out, survenu peu après minuit, a également forcé la diversion de plusieurs avions vers Brazzaville/Maya-Maya. Dans l’urgence, le directeur général de la Régie des voies aériennes (RVA), Ngoma Mbaki Léonard, a suspendu « par mesure d’ordre » le commandant de l’aéroport, Lundula Lutshaka, et fait interpeller plusieurs autres agents.
Mais en interne, la décision passe mal. Une source proche de la RVA dénonce une suspension « précipitée et illégale », affirmant qu’elle ne relève que du conseil d’administration. Elle accuse la direction générale de vouloir se décharger de ses propres manquements dans la gestion des équipements.
Sur X, le président du conseil d’administration de la RVA, Kin Kiey Mulumba, a tenu à replacer l’incident dans un contexte plus large : « Les coupures d’électricité au Congo affectent régulièrement nos aéroports. Nous devons recourir aux groupes électrogènes et aux onduleurs pour le balisage et la tour de contrôle, mais ces dispositifs entraînent souvent des dysfonctionnements », a-t-il expliqué. Et d’appeler à une modernisation urgente des infrastructures énergétiques aéroportuaires.



