Le 02 novembre 2005 restera à jamais gravé dans nos mémoires comme le jour où notre monde a basculé. Franck Ngyke Kangundu, journaliste défenseur de la liberté d’expression, et chère épouse Hélène Mpaka, ont été brutalement arrachés à notre affection.
Cette nuit-là, à notre résidence de Mombele, commune de Limete, nos parents ont été assassinés sous nos yeux leurs enfants, marquant à jamais notre famille de cette tragédie indicible.
Franck était plus qu’un père pour nous. Il incarnait des valeurs profondes de justice, d’honnêteté et de courage face à l’injustice sociale et l’intolérance politique.
Leur assassinat est une violation flagrante des droits.
Mais aussi, ce double meurtre, loin de se limiter à une perte personnelle, symbolise une atteinte grave à la liberté de la presse et à la justice que Franck défendait.
Les années passent, mais la douleur demeure vive.
Nous continuons de porter cette plaie ouverte, qui se refuse de guérir en l’absence de la justice. Nous prions que cet acte odieux ne reste pas impuni, pour Franck, pour Hélène, et pour tous les orphelins de journalistes assassinés.
C’est un devoir de mémoire pour la liberté de la presse et pour chaque famille en quête de vérité et de justice.
Aujourd’hui, notre combat est de ne pas oublier et de veiller à ce que leur mémoire reste vive.
Pour que cette tragédie résonne comme un appel à la justice et à la protection de ceux qui, au péril de leur vie, défendent nos droits et nos libertés.



