Si certains parlent du début d’un véritable État de droit, d’autres évoquent un règlement de comptes dans la scène politique congolaise, avec une série de procès visant de grandes figures, allant de l’opposition jusqu’au camp de la majorité.
Un jour seulement après l’arrêt historique de la Cour constitutionnelle condamnant l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo à 10 ans de travaux forcés pour le détournement de fonds publics dans le projet Bukanga-Lonzo, lancé depuis 2014, c’est cette fois-ci le ministre de la Justice et Garde des Sceaux qui est visé par la justice congolaise.
Dans une correspondance adressée à l’Assemblée nationale ce 21 mai, le Procureur général près la Cour de cassation demande la levée des immunités du tout-puissant ministre de la Justice, accusé d’un présumé détournement de 39 millions de dollars destinés à la construction de maisons carcérales à Kisangani et Kinshasa.
Cloué par le député national Fontaine Mangala, Constant Mutamba verra son sort être décidé par une commission qui sera mise en place pour examiner la question, a déclaré le président de cette chambre basse, Vital Kamerhe.
Patrick Ndibu Van



