L’ASBL Action pour le changement social et structurel (ACSS) a organisé le mardi 17 décembre, au Centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa, un atelier d’échange axé sur le thème : “De quelle manière la lutte contre la cyberhaine peut promouvoir la cohésion sociale”.
Dans son intervention, le professeur émérite Hilaire Mbiye a invité les jeunes à s’engager activement dans la lutte contre l’utilisation de la haine sur internet.
“Derrière la cyberhaine se cache le tribalisme. Ce sont des choses que nous devons combattre pour promouvoir la cohésion sociale. La cyberhaine peut exposer les victimes à la discrimination, aux abus, à la violence, ainsi qu’à l’exclusion sociale et économique”, a-t-il déclaré.
A l’en croire, si elles ne sont pas maîtrisées, les expressions de haine peuvent également nuire aux sociétés, à la paix et au développement. Elles ouvrent la voie à des conflits, des tensions et des violations des droits de l’homme, pouvant même aboutir à des atrocités criminelles.
De son côté, le coordonnateur de l’ASBL ACSS, Dieudonné Kambayi, a expliqué que cet atelier avait pour but de réfléchir collectivement sur la cyberhaine, un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur dans le pays.
“Beaucoup de gens sont victimes de cyberhaine mais sont incapables de la dénoncer. Nous voulions inciter la jeunesse à signaler les faits liés à la cyberhaine, afin que les autorités compétentes puissent prendre des mesures concrètes pour mettre fin à ce fléau. On peut parler de bonne gouvernance, mais pour l’atteindre, il y a des préalables que nous devons respecter. Nous devons apprendre à nous accepter mutuellement, malgré nos différences. Cela permettra de promouvoir la bonne gouvernance”, a-t-il affirmé.
Il convient de signaler que l’ASBL “Action pour le changement social et structurel” (ACSS) est une organisation panafricaniste de jeunes, dédiée à la promotion de la bonne gouvernance et de la cohésion sociale, afin de relever efficacement les défis mondiaux.
Il y a lieu de noter aussi que ce projet de lutte contre la cyberhaine a été réalisé avec le soutien financier de Wallonie Bruxelles international.