L’ancien président Joseph Kabila est désormais dans le viseur de la justice congolaise. Ce mercredi, l’auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) a officiellement saisi le bureau du Sénat pour demander la levée de son immunité parlementaire, première étape en vue de poursuites pour des faits graves : trahison, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
L’annonce a été faite ce mercredi par le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.
À l’en croire, les charges retenues contre l’ancien chef de l’État sont étayées par “un maximum de preuves”, notamment des éléments démontrant son implication présumée dans le soutien à la rébellion du M23/AFC, active dans l’est du pays.
Il affirme également que les autorités ont procédé à un recensement des avoirs de M. Kabila, en RDC comme à l’étranger.
À ce stade, aucune saisie n’a été effectuée. Le gouvernement attend la décision du Sénat pour pouvoir engager des mesures préventives, notamment sur le plan patrimonial, selon le ministre.



