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Le Rwanda a vivement réagi, lundi 2 mars, aux sanctions annoncées par les États-Unis, les qualifiant de décision « à sens unique » qui, selon lui, fausse la lecture du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans un communiqué publié depuis Kigali par le Bureau du porte-parole du gouvernement, les autorités rwandaises estiment que ces mesures « déforment la réalité et les faits » sur le terrain.

Kigali affirme que les attaques de drones et les offensives terrestres attribuées à la partie congolaise constituent des violations répétées des accords de cessez-le-feu et continuent de faire des victimes. Le gouvernement rwandais soutient que ses forces agissent dans le strict cadre de la protection du territoire national, qu’il présente comme une responsabilité « assumée avec honneur » par l’armée rwandaise.

Le communiqué met également en cause la coalition soutenant Kinshasa, accusée d’inclure des mercenaires étrangers, des milices locales, dont les Wazalendo, ainsi que les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Kigali considère ce mouvement comme une milice génocidaire opérant aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Les autorités rwandaises rappellent que la RDC s’était engagée, dans le cadre des Accords de Washington, à mettre fin de manière « irréversible et vérifiable » à tout soutien aux FDLR et aux groupes associés — un engagement qui, selon elles, reste lettre morte.

Tout en dénonçant les sanctions américaines, le Rwanda se dit favorable à la relance du processus de mise en œuvre des accords, notamment à travers le Comité conjoint de supervision. Kigali appelle à une approche « équilibrée » de la part des partenaires internationaux et réaffirme sa disposition à un désengagement progressif de ses forces, en coordination avec la RDC, si les engagements souscrits sont respectés.

La rédaction

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