Plus de trois décennies après sa dernière participation, la République démocratique du Congo (RDC) fait officiellement son retour au Conseil de sécurité des Nations unies. La cérémonie de levée du drapeau congolais, organisée ce vendredi au siège de l’ONU à New York, a marqué le début d’un mandat de deux ans pour Kinshasa au sein de l’instance chargée du maintien de la paix et de la sécurité internationales.
Ce retour est perçu par les autorités congolaises comme un moment charnière sur la scène diplomatique mondiale.
La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a insisté sur la portée symbolique et politique de cette entrée : la RDC, a-t-elle déclaré, assume désormais « une responsabilité majeure au service de la paix et de la sécurité internationales », tout en promettant d’incarner « une voix constructive et fondée sur des principes ».
Selon Kinshasa, l’action de la RDC au Conseil de sécurité reposera sur deux priorités centrales : la paix et la sécurité, mais aussi la prévention et la résolution des conflits, particulièrement dans les régions fragilisées. Forte de son expérience dans la région des Grands Lacs, la RDC entend défendre la réforme des opérations de maintien de la paix, promouvoir la justice transitionnelle et soutenir les programmes de désarmement et de réintégration des ex-combattants.
Le gouvernement affirme également vouloir porter la question de la gouvernance des ressources naturelles comme levier de stabilité et de développement, estimant que la cohérence des actions internationales demeure essentielle à une paix durable.
“Une mission, pas une récompense”
Kinshasa insiste : cette entrée au Conseil de sécurité ne doit pas être perçue comme une distinction diplomatique, mais comme un engagement renouvelé en faveur du droit international et de la souveraineté des États. La RDC dit vouloir faire entendre la voix des peuples affectés par les conflits, en particulier sur le continent africain.
S’appuyant sur son propre vécu face aux crises et à l’insécurité, le pays promet d’apporter au Conseil « une parole de vérité, de responsabilité et de solutions durables ».



