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L’Assemblée nationale s’apprête à vivre l’une des plénières les plus tendues de cette législature. Convoqués ce mercredi 17 septembre à 14h00 dans la salle de congrès du Palais du Peuple, les députés nationaux devront statuer sur la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner les pétitions déposées contre le président de l’institution, Vital Kamerhe, et plusieurs membres de son bureau.

L’annonce de cette plénière exceptionnelle a été faite dans un communiqué officiel signé par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, le Professeur Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu. À l’origine de cette initiative : une vague de mécontentement portée par plus de 200 députés, qui reprochent au bureau Kamerhe une série de dérives dans la gestion de l’institution.

Mais la tension est montée d’un cran lorsque les députés pétitionnaires se sont rendus, après la plénière d’ouverture de la session de septembre, au cabinet de Vital Kamerhe pour y déposer les mêmes documents. Les portes étaient closes. Une situation mal perçue par les élus frondeurs, qui ont exigé que les pétitions soient considérées sans délai, dénonçant ce qu’ils perçoivent comme une manœuvre dilatoire.

C’est finalement au cabinet du premier vice-président que les pétitions ont été officiellement déposées, en présence d’un huissier de justice venu en garantir la recevabilité.

Au cœur de cette fronde parlementaire : plusieurs griefs formulés par les signataires :

  • Une gestion jugée opaque des finances de l’Assemblée nationale ;
  • L’absence de mesures concrètes face à la précarité sociale de certains députés ;
  • Le vote expéditif de certaines lois ;
  • Et le blocage systématique des moyens de contrôle parlementaire.

Parmi les voix les plus audibles, celle du député Crispin Mbindule, ancien cadre de l’UNC et désormais membre de l’UDPS-Tshisekedi. Selon lui, le seuil de recevabilité est largement franchi, avec plus de 200 signatures déjà collectées.

Face à cette contestation inédite, Vital Kamerhe a tenté de jouer la carte de l’apaisement. Lors de l’ouverture de la session ordinaire, le lundi 15 septembre, le président de l’Assemblée nationale est apparu conciliant, allant jusqu’à présenter ses excuses à ses collègues députés. Il a aussi assuré que le bureau prendrait désormais en compte les revendications des jeunes parlementaires.

Mais pour de nombreux élus, le geste semble trop tardif. La plénière de ce mercredi pourrait bien sceller le sort de l’ancien allié du président Tshisekedi, désormais en sursis à la tête de l’Assemblée nationale.

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