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Le Front Commun pour le Congo (FCC) est monté au créneau mardi soir, quelques heures après la condamnation à mort de l’ancien président Joseph Kabila par la Haute Cour militaire. Dans un communiqué officiel, la plateforme politique dénonce une décision “illégale de bout en bout” et accuse le pouvoir en place d’avoir instauré un régime de terreur et de dictature.

Signé par Raymond Tshibanda, président de la cellule de crise du FCC, le communiqué fustige une “instrumentalisation de la justice à des fins politiques”, qui selon le FCC, dure depuis près de quatre ans. Le ton est grave : le parti parle d’une « tragi-comédie » judiciaire, d’un « meurtre annoncé » et d’une volonté délibérée de gouverner le pays « par la peur et l’intimidation ».

« Ce n’est pas seulement la condamnation d’un homme, ancien Président de la République soit-il. C’est aussi celle de l’État de droit et de toutes les conquêtes démocratiques obtenues par notre peuple », peut-on lire dans le communiqué.

Le FCC affirme que la justice congolaise est désormais “au service d’un pouvoir autoritaire”, qu’il accuse de violer la Constitution et de persécuter ses opposants.

Plus tôt dans la journée, la Haute Cour militaire avait condamné Joseph Kabila à mort par contumace, le déclarant coupable de trahison, de crimes contre l’humanité et d’atteinte à la sécurité de l’État. L’ancien président a également été condamné à verser 33 milliards de dollars de dommages et intérêts : 29 milliards à l’État congolais, 2 milliards au Nord-Kivu et 2 milliards au Sud-Kivu.

Le jugement s’accompagne d’un mandat d’arrêt immédiat, mais écarte toute confiscation de biens. La Cour a également confirmé la nationalité congolaise de Joseph Kabila, une question longtemps sujette à polémique.

La rédaction

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