La République démocratique du Congo annonce avoir accepté le principe d’un cessez-le-feu, à la faveur d’une initiative diplomatique menée par le président angolais João Lourenço. Dans un communiqué officiel publié vendredi 13 février à Kinshasa, les autorités congolaises saluent « les efforts constants » de Luanda en faveur d’un retour durable à la paix dans la région des Grands Lacs.
Selon le gouvernement congolais, cette adhésion s’inscrit « dans un esprit de responsabilité et d’apaisement », avec pour objectif affiché de privilégier une solution politique au conflit en cours.
Le cessez-le-feu s’appuie sur le mécanisme de surveillance et de vérification signé le 14 octobre 2025 à Doha, au Qatar. Ce dispositif prévoit une cessation « effective, contrôlée et durable » des hostilités grâce à un système structuré de suivi et de traitement des incidents.
Concrètement, le texte impose un gel immédiat des positions militaires, l’arrêt de tout renforcement ou rotation à caractère offensif, ainsi que l’interdiction de toute tentative de modification du statu quo sur le terrain. Il exige également la fin de tout soutien extérieur aux groupes armés opérant en territoire congolais et rappelle l’obligation de protéger les civils, conformément au droit international humanitaire.
Avertissement de Kinshasa
Kinshasa met en garde contre toute manœuvre unilatérale susceptible d’altérer l’équilibre militaire pendant la période de trêve. « Toute consolidation de positions ou tentative de modification du rapport de force compromettrait gravement la crédibilité du processus », prévient le communiqué.
Les autorités congolaises réaffirment, enfin, leur engagement en faveur d’un règlement durable du conflit, dans le strict respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays.
Cette nouvelle étape diplomatique marque un signal d’ouverture, alors que les tensions sécuritaires persistent dans l’Est du pays et que les initiatives régionales se multiplient pour relancer un processus de paix fragilisé.



