L’Assemblée nationale a poursuivi avec l’exercice du contrôle parlementaire, mercredi, lors d’une plénière consacrée aux questions d’actualité adressées à trois membres du gouvernement. Dirigée par le premier vice-président, le professeur Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, la séance a porté sur des préoccupations liées à la sécurité des frontières, à la relance agricole et à la conjoncture du commerce extérieur.

Présentant le cadre de ces échanges, le rapporteur Jacques Djoli Eseng’ekeli a précisé que les interpellations émanaient de trois députés nationaux. Émile Saidi Balikwisha a interrogé le ministre d’État en charge de l’Agriculture sur la stratégie de mise en œuvre des projets de la campagne agricole, notamment la création de pépinières de cultures pérennes. Élie Kambale a, pour sa part, saisi le ministre du Commerce extérieur au sujet de la chute des cours du cacao et de ses répercussions sur les producteurs locaux. Enfin, Patrick Munyomo a adressé une question au vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur concernant le projet de mise en place d’un système intégré de sécurité des frontières et de l’immigration.
Au banc du gouvernement, les réponses ont mis en lumière les orientations de l’exécutif. Le ministre de l’Agriculture, Muhindo Nzangi, a articulé sa stratégie autour de cinq axes majeurs, allant de la réforme des structures agricoles à la transformation et la commercialisation des produits, en passant par la mécanisation et l’accès aux intrants.
De son côté, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a évoqué un contexte international marqué par une forte volatilité des prix du cacao. Il a plaidé pour une approche intégrée, fondée notamment sur le renforcement de la production locale, l’amélioration des infrastructures et la promotion de la transformation sur place.
S’agissant de la sécurité des frontières, le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani a apporté des précisions sur le projet de partenariat avec la firme américaine Sécuriport LLC. Il a indiqué que le contrat n’était pas encore signé, tout en précisant que le schéma de financement envisagé prévoit une prise en charge de 85 % par l’entreprise et de 15 % par l’État congolais.

La séance s’est également achevée par l’intervention du directeur général du Bureau central de coordination (BCECO), qui a sollicité l’indulgence de la plénière pour son absence à une précédente question orale avec débat.
Clôturant les travaux, le premier vice-président de l’Assemblée nationale a réaffirmé la détermination du Bureau à faire respecter la mission constitutionnelle de contrôle parlementaire, conformément à l’article 138 de la Constitution.
Plusieurs membres du Bureau ont pris part à cette plénière, notamment le deuxième vice-président Christophe Mboso, la questeur Chimène Polipoli, la questeur adjointe Grâce Neema et la rapporteure adjointe Clotilde Mutita.



