Les tensions s’intensifient autour du mémorandum d’entente signé le 19 février 2024 entre l’Union européenne et le Rwanda sur les chaînes de valeur des matières premières durables.
Suite aux critiques formulées par plusieurs États membres, la Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, a reconnu que la Commission européenne, seule compétente sur ce dossier, prend en compte ces préoccupations.
Le Parlement européen a récemment adopté une résolution appelant à la suspension immédiate de cet accord, dénonçant le rôle du Rwanda dans le conflit en République démocratique du Congo (RDC).
Les eurodéputés ont également demandé à la Commission et aux États membres de geler l’aide budgétaire directe au Rwanda et de mettre fin à toute assistance militaire et sécuritaire à ses forces armées.
Cette position s’aligne sur celle des États-Unis, qui ont déjà sanctionné des personnalités rwandaises. Washington a récemment imposé des sanctions financières au ministre rwandais de l’Intégration régionale, James Kabarebe, accusé de soutenir le groupe armé M23 en RDC. Le porte-parole du M23, Lawrence Kanyuka, a également été ciblé.
Alors que les discussions se poursuivent au sein de l’UE, la question des sanctions individuelles contre des responsables rwandais reste sur la table. Une décision en ce sens marquerait un tournant dans la politique européenne vis-à-vis de Kigali.
Eureka Mafuta



