Aux circonstances spéciales, des réponses spéciales : tel est le redoutable dicton qui régit un certain nombre d’événements où le commun des mortels semble parfois dépassé.
Dans une émission télévisée Mongongo ya Bayimboka, à laquelle cet acteur politique de l’Ituri a pris part ce lundi 15 décembre à Kinshasa, Luc Malembe, connu pour ses analyses musclées et sans complaisance sur les questions brûlantes du pays, a proposé au Président de la République de nommer un militaire à la tête du gouvernement. Question d’adapter les réalités à la menace que traverse le pays, se référant aux dernières heures du maréchal Mobutu qui, à l’époque, avait nommé le général Likulia Bakumi comme chef du gouvernement, bien que ce fût déjà tard, peu avant la chute de la capitale Kinshasa.
« Je n’ai rien à reprocher à Madame Judith Suminwa et à son équipe, mais c’est juste que le moment ne s’y prête pas. Je tiens à féliciter le Président de la République parce qu’il a montré que notre pays a aussi des femmes de valeur comme Madame Judith Suminwa, capables de servir le pays », a-t-il fait entendre.
Le pays n’a pas besoin, pour le moment, d’un gouvernement de politiciens. L’heure est grave, a-t-il souligné, insistant sur l’urgence de placer un militaire à la Primature afin d’éviter au Président de la République ce qui est arrivé à Mobutu en mai 1997.
Par ailleurs, l’intervenant révèle que la guerre actuelle se jouerait dans la zone des Banyamulenge, qui seraient en appui à leurs frères rwandais, avec pour objectif de matérialiser leur plan de balkanisation de la partie du Grand Kivu.
Il sied de rappeler qu’après la prise des villes de Goma, Bukavu et d’Uvira par les rebelles de l’AFC/M23, le gouvernement peine, à toute évidence, à relever les défis et à répondre aux attentes de la population, notamment celle de récupérer toutes les entités occupées par les rebelles.
Wait and see.
Patrick Ndibu Van



