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Le président de la République, Félix Tshisekedi, se retrouve depuis quelques années devant le tribunal de l’histoire, où il doit décider de son destin et de son sort politique au vu de la dégradation de la situation sécuritaire dans la partie Est du pays.

Si les opérations militaires n’ont pas donné gain de cause, la très vantée diplomatie agissante vient, de son côté, de prouver son inefficacité, ce qui expliquerait la contradiction entre les actes, les engagements et les réalités sur le terrain.

Nonobstant les différents accords signés à travers diverses organisations, tant africaines qu’occidentales, Félix Tshisekedi voit son avenir politique se compromettre et les risques de perdre son autorité suprême se multiplier avec la prise de la ville d’Uvira, considérée comme le dernier verrou sur l’axe Kivu menant vers le Katanga.

Dans plusieurs de ses discours, le Président de la République s’est toujours montré ferme et rigoureux, refusant toute négociation directe avec les rebelles du M23, qu’il a d’ailleurs qualifiés de pantins à maintes reprises. Mais à ce jour, la prise de la ville d’Uvira complique les cartes, donnant ainsi un avantage aux rebelles, qui pourraient utiliser cette position pour exiger davantage.

Entre la peur de revenir sur ses nombreuses promesses de ne jamais négocier directement avec les rebelles du M23, une parole souvent répétée et l’urgence de sauver l’avenir de toute une nation, le Président de la République se trouve entre le marteau et l’enclume. Seul le dialogue, qu’il refusait pourtant jusque-là, reste la dernière voie pour sortir le pays de cette impasse.

Cependant, tous ligués contre un seul, l’opposition, tant armée que non armée, ne jure que par la convocation d’un dialogue sous l’égide de la CENCO et par une transition pour organiser des élections libres et transparentes dans un délai à définir d’un commun accord, une option que le camp Tshisekedi digère mal, jugeant les promoteurs de ces arguments comme des opportunistes.

Alors que plusieurs voix se lèvent pour demander un dialogue inclusif, certains tiennent déjà le Président de la République pour responsable du chaos actuel que traverse le pays. En conséquence, ils estiment qu’il doit être placé devant le tribunal de l’histoire pour répondre de ses actes.

En somme, dans l’histoire, il y a ceux qui la créent, ceux qui l’écrivent et ceux qui la lisent. Vouloir ou pas, chaque acteur politique congolais, de quelque camp qu’il soit, a contribué de près ou de loin à la déstabilisation de ce pays : si les uns l’ont fait dans les rébellions des années 2000, les autres l’ont fait tout en étant aux affaires dans les fonctions étatiques qu’ils ont assumées.

Vivra verra !

Patrick Ndibu Van

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