L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, a été condamné, ce mardi 30 septembre, à la peine de mort par la Haute Cour militaire, à l’issue d’un procès mené par contumace.
La juridiction militaire a reconnu l’ancien chef de l’État coupable de trahison, de crimes contre l’humanité et d’atteinte à la sécurité de l’État. Un mandat d’arrêt immédiat a été émis à son encontre.
Outre la peine capitale, Joseph Kabila a été condamné à verser un total de 33 milliards de dollars de dommages et intérêts : 29 milliards USD à l’État congolais, 2 milliards USD à la province du Nord-Kivu et 2 milliards USD à la province du Sud-Kivu.
Ces montants visent à réparer les préjudices liés aux violences prolongées dans l’est du pays et aux atteintes aux institutions, selon les attendus du jugement.
La Haute Cour militaire a précisé que les biens de l’ancien président ne seront pas saisis.
« Les infractions pour lesquelles il est poursuivi ne prévoient pas de peine complémentaire de confiscation », a déclaré le président de la cour.
Alors que la nationalité de Joseph Kabila a longtemps fait l’objet de controverses, la Cour a tranché : « Joseph Kabila est de nationalité congolaise », a affirmé la juridiction, mettant fin à plusieurs années de débats.
C’est la première fois dans l’histoire récente de la RDC qu’un ancien chef de l’État est condamné à une peine aussi lourde. Aucune réaction officielle n’a encore été émise par Joseph Kabila, dont la localisation actuelle demeure incertaine.
Arrivé au pouvoir en 2001 après l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, Joseph Kabila a dirigé la RDC pendant 18 ans. Il a quitté ses fonctions en 2019, après avoir passé le pouvoir à Félix Tshisekedi à l’issue d’élections contestées mais saluées comme la première transition pacifique du pays.
La rédaction



