Kinshasa – La situation sécuritaire dans la capitale congolaise continue d’inquiéter les organisations nationales de défense des droits de l’homme, qui dénoncent une recrudescence des arrestations arbitraires, des enlèvements par des personnes non identifiées et des intimidations visant particulièrement des jeunes activistes.
Le 20 juin 2025, le cabinet de l’administrateur principal, chef du département de la sécurité intérieure, a diffusé un avis de recherche visant M. Katundu Dipinda Jean-Marie, un jeune connu pour son engagement dans la lutte pour la liberté d’expression et le réveil patriotique. Il est poursuivi pour atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État.

Selon plusieurs témoignages recueillis par des ONG locales, ce type de mesures s’inscrit dans un climat général de méfiance entre autorités et société civile. « Nous assistons à une véritable chasse à l’homme contre les voix dissidentes », alerte un défenseur des droits humains joint par nos soins.
Les organisations redoutent que cette traque ne se transforme en atteinte grave aux droits fondamentaux. Elles rappellent que la Constitution congolaise garantit la liberté d’opinion et d’expression, ainsi que le droit de manifester pacifiquement.
Pour l’heure, aucune réaction officielle du gouvernement n’a été enregistrée en dehors de la publication de l’avis de recherche. Les ONG appellent les autorités congolaises à privilégier le dialogue et le respect des droits humains afin d’éviter une escalade de la méfiance entre l’État et sa jeunesse engagée.



