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Kinshasa, RDC — Depuis plusieurs semaines, Stephie Evelyne Mbongo Matumona, jeune militante et fonctionnaire à la Présidence de la République, vit sous une menace constante. Ce climat d’insécurité a pris une tournure dramatique le 3 juin 2025 aux alentours de 19h30, lorsqu’elle a été enlevée en pleine journée au croisement du boulevard du 30 Juin et de l’avenue du Haut Commandement, dans la commune huppée de la Gombe.

Alors qu’elle rentrait de faire des courses pour son fils, Mme Mbongo Matumona a pris place à l’arrière d’une moto-taxi. Selon les témoignages recueillis auprès de ses proches, un homme est rapidement monté derrière elle, la menaçant d’un couteau et lui ordonnant de ne pas résister. Le conducteur de la moto a alors dévié de son itinéraire initial pour se diriger vers la paroisse Sacré-Cœur sur l’avenue Père Boka — une zone peu fréquentée. Là, la victime a été forcée de monter dans une jeep sombre aux vitres teintées. Elle ne reprendra connaissance que plusieurs heures plus tard, dans une maison en chantier située en périphérie de Kinshasa, dans le quartier Kinkole.

Mais ce n’est pas tout. Au même moment que son enlèvement, sa résidence a été visitée par des inconnus. Selon les mêmes sources, sa maison a été saccagée, plusieurs biens détruits, et son véhicule endommagé. Une double attaque qui a profondément bouleversé son quotidien ainsi que celui de son fils, aujourd’hui en état de stress et de traumatisme sévère.

Le harcèlement semble continuer. Le 7 juin 2025, Mme Mbongo a reçu un message glaçant : des photos de son fils, prises devant son école, lui ont été envoyées sur son téléphone. Un signal clair que ses agresseurs ne comptent pas s’arrêter là.

Face à cette situation, plusieurs organisations de défense des droits des femmes montent au créneau pour dénoncer cette recrudescence d’actes de violence ciblée contre des femmes à Kinshasa, particulièrement celles occupant des postes d’influence ou engagées dans la vie publique.

Mais une question demeure : cette série d’agressions est-elle le fruit d’un simple climat d’insécurité généralisée, ou s’agit-il d’un règlement de comptes ciblé contre une femme engagée et influente ?

Une enquête s’impose, mais le silence des autorités jusqu’à présent reste inquiétant.

AcofepeNews

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