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Dans son communiqué de pressé n°014/VSV/CE/2026, la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV), a vivement condamné la répression et les attaques contre des manifestants pacifiques, lors de la marche de la coalition C64.

Dans ce communiqué, cette structure a d’abord salué le dialogue qui a eu lieu entre les représentants des partis politiques de l’opposition politique congolaise regroupée au sein de la plateforme Coalition Article 64 (C64) et les autorités congolaises, avant les manifestations du mardi 15 septembre 2026 à Kinshasa et dans certaines provinces du pays.

Avec ce dialogue ajoute la VSV, d’aucuns ont pensé que tout allait se passer sans violence, surtout que l’opposition politique, contrairement à ses habitudes, a accepté de changer le point de chute des manifestations qui était le siège du parlement congolais, pour le siège du parti Engagement pour la citoyenneté et le Développement (ECIDé) de l’opposant politique Martin FAYULU, tout en acceptant en même temps, la modification des itinéraires comme souhaité par les autorités de la ville de Kinshasa, qui ont assuré de faire encadrer les manifestants par des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) et d’autres agents des services de sécurité déployés en masse et de manière effrayante dans plusieurs coins stratégiques de la ville de Kinshasa, la veille et tôt le matin du mardi 15 septembre 2026.

Une attaque brusque et brutale contre les manifestants

En lieu et place de capitaliser cet esprit louable de consensus entre toutes les parties, l’opinion publique a été désillusionnée par une attaque brusque et brutale des manifestants, par des personnes munies des machettes et d’autres instruments entre la 10ème et la 12ème rue à Limete.

Cette attaque a fait plusieurs blessés et causé la mort d’un cadre du parti politique Action pour la Démocratie et le Développement au Congo (ADD-Congo) de l’opposant politique Prince Epenge, en l’occurrence Monsieur Manassé LOMBOTO BOMENGOLA, âgé de 23 ans et détenteur d’un diplôme d’Etat, alors qu’il se préparait pour aller poursuivre ses études en Europe.

La VSV dénonce et condamne fermement le recours à la violence devenue monnaie courante au sein de certains partis politiques, en vue d’étouffer des manifestations publiques pacifiques et en minimiser la mobilisation.

Non-respect de la liberté de manifester

Elle dénonce également l’incapacité frisant la complicité, de certains agents des services de sécurité, de contenir les assaillants des opposants politiques dont certains leaders sont à peine protégés lors des manifestations.

La VSV condamne fermement le non-respect de la liberté de manifester à certains moments et les atteintes graves à l’intégrité physique des personnes et parfois la violation du droit à la vie qui en sont la conséquence directe.

La VSV condamne par ailleurs, les interdictions illégales de manifester dans plusieurs provinces sous diverses prétextes et cela, en violation de l’article 26 de la Constitution de la RDC et des instruments juridiques régionaux et internationaux des droits de l’Homme.

Pour la VSV, on ne peut pas prétendre servir un régime et son Chef, tout en lui créant malignement, consciemment ou inconsciemment, des situations à même d’être mal vu en matière de respect des droits humains à travers le monde et en matière d’ouverture de l’espace démocratique.

La VSV salue la libération des membres des partis politiques interpellés

Toutefois, la VSV salue la libération des dizaines des membres des partis politiques interpellés dans plusieurs provinces de la RDCongo, principalement dans la province du Haut Katanga.

La VSV saisit cette occasion pour inviter également les partis politiques de l’opposition, à ne pas répondre à la violence par la violence et à privilégier le respect des principes et des valeurs des droits humains et de la démocratie.

Tout compte fait, la Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme demande aux autorités congolaises de :

  • Diligenter une enquête réellement indépendante sur la répression et la perturbation des manifestations du 15 septembre 2026, aux fins d’en identifier les auteurs, commanditaires et exécutants, pour qu’ils répondent de leurs actes devant la justice ;
  • Prendre en charge les obsèques du Cadre de ADD Congo décédé, pour avoir exercé son droit de manifester et indemniser sa famille pour les préjudices subis ;
  • Tout mettre en œuvre pour lutter contre le recours fréquent à la violence, en instrumentalisant des jeunes des partis politiques ;
  • Condamner publiquement et de manière solennelle, les actes de violence ayant émaillé les manifestations du 15 septembre 2026.

José Wakadila

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