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Photo d'illustration

Milka Baseke Mpiembeke affirme avoir été victime de violences, de menaces de mort et de séquestration à Kinshasa, le mardi 18 novembre 2025, à la suite d’un différend financier avec un certain Monsieur Kazadi. Dans un témoignage, elle dit craindre pour sa sécurité et demande que les faits qu’elle dénonce soient pris au sérieux.

Selon la victime, l’affaire remonte à décembre 2024. Milka Baseke Mpiembeke affirme avoir rencontré Monsieur Kazadi dans un espace commercial qu’elle avait réservé pour l’organisation d’une kermesse. Celui-ci s’était présenté comme un général et attaché du ministère du Commerce extérieur, notamment dans l’accompagnement des hôtesses lors d’événements, avant de lui proposer de participer à une exposition au Japon consacrée à la promotion et à la vente de produits alimentaires congolais.

À l’en croire, plusieurs dépenses lui avaient ensuite été demandées pour concrétiser ce projet. Elle évoque au total près de 9 500 dollars.

En mars 2025, Milka Baseke Mpiembeke dit être arrivée au Japon après avoir obtenu son visa avec l’aide de ce dernier. L’exposition devait, selon elle, débuter au mois de mai.

Une fois sur place, elle affirme toutefois avoir été confrontée à de nouvelles dépenses, notamment liées à l’achat de matériel.

Sept mois passés au Japon

La situation avait ensuite pris une tournure plus complexe. Milka Baseke Mpiembeke affirme avoir été hébergée pendant près d’un mois dans une famille qu’elle ne connaissait pas.

Selon elle, Monsieur Kazadi lui avait expliqué que certains documents avaient été introduits tardivement, ce qui l’aurait contrainte à patienter plusieurs mois avant la concrétisation du projet.

En outre, elle affirme avoir attendu trois mois sans suite, Monsieur Kazadi lui demandant de patienter le temps de traduire les documents et de lui trouver un espace dans l’exposition.

Face aux difficultés financières, elle affirme avoir travaillé pendant trois mois comme hôtesse sur le stand de la République démocratique du Congo. Son séjour au Japon a duré au total sept mois. Son salaire devait être versé sur le compte de Monsieur Kazadi.

À l’issue de cette période, elle affirme avoir entrepris, avec l’aide d’une connaissance, des démarches pour obtenir un visa belge depuis le Japon, avant de rejoindre la Belgique.

Elle reproche notamment à Monsieur Kazadi de ne pas lui avoir reversé l’argent qu’il détenait en son nom.

Une rencontre qui a dégénéré

De retour en République démocratique du Congo le 29 octobre 2025, Milka Baseke Mpiembeke affirme avoir été recontactée par Monsieur Kazadi. Un rendez-vous avait fixé au 18 novembre à 15 heures.

Selon elle, la rencontre a alors dégénéré. Elle affirme avoir été retenue contre son gré et avoir subi des violences physiques après avoir réclamé son argent et évoqué la possibilité de porter plainte.

Encore marquée par les faits qu’elle rapporte, elle affirme que Monsieur Kazadi lui a demandé de mettre fin à ses démarches pour récupérer son argent, en la menaçant de finir « dans le cimetière ». Milka Baseke Mpiembeke dit avoir été retenue plusieurs heures avant d’être finalement libérée vers minuit.

Milka Baseke Mpiembekex craint pour sa sécurité

Deux jours après les faits qu’elle dénonce, soit le 20 novembre 2025, Milka Baseke a quitté la RDC pour le Congo-Brazzaville craignant pour sa sécurité et dit vivre dans la crainte de représailles.

Elle affirme que les menaces qu’elle a reçues ont renforcé son sentiment d’insécurité et redoute pour son intégrité physique.

Par ailleurs, elle souhaite que les autorités compétentes soient saisies afin de faire la lumière sur les faits qu’elle rapporte et, le cas échéant, que des mesures appropriées soient prises pour assurer sa protection.

La rédaction

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