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Déclarée depuis le 15 mai 2026 dans la province de l’Ituri, la maladie à virus Ebola continue de faire des ravages malgré les efforts déployés par le gouvernement congolais et ses différents partenaires internationaux. Une situation qui sème d’ores et déjà la panique au sein de la population.

Alors que certains acteurs intervenant dans cette riposte gardent le silence, Médecins Sans Frontières (MSF) a choisi la voie de la presse pour dresser un état des lieux de l’épidémie et informer le public sur certaines des actions déjà entreprises sur le terrain pour sauver des vies.

Lors d’un café de presse organisé ce vendredi 12 juin à son bureau, le coordinateur des urgences de MSF, Frédéric Manantsoa, a dressé, dans un ton sincère, l’état des lieux de l’épidémie depuis son annonce officielle. Il a affirmé que la propagation très rapide de cette souche est favorisée par la forte mobilité de la population dans une province particulièrement fréquentée.

« À ce jour, nous avons six centres de traitement, dont deux sont déjà opérationnels, notamment dans la ville de Bunia, à l’hôpital Elikya, et à Mongbwalu, épicentre de l’épidémie. Comme MSF, nous ne pouvons pas être partout ; nous faisons avec les moyens du bord, tout en laissant à d’autres acteurs le soin de combler les insuffisances », a déclaré le coordinateur des urgences de MSF.

« La propagation de cette épidémie est très rapide en raison de la mobilité de la population. Nous n’arrivons pas à assurer efficacement le suivi des contacts. Il faut donc renforcer le dépistage et la surveillance des personnes afin d’essayer de stopper la chaîne de contamination », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le coordinateur des urgences de MSF a profité de l’occasion pour exhorter la population à consulter des professionnels de santé ou à se rendre dans des structures sanitaires en cas de malaise, afin d’éviter tout doute ou toute inquiétude liée à l’épidémie.

Patrick Ndibu Van

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